Quel est le rôle d’un consultant

Bien que ce métier redevienne à la mode, le rôle d’un consultant auprès d’une entreprise reste possiblement encore flou pour certains, cet article vise à éclairer ces personnes afin de leur donner une meilleure idée du rôle d’un consultant.

Le consultant et le client possèdent une croyance commune : que l’énergie négative, même dans la situation la plus épouvantable, peut possiblement s’utiliser ou encore s’intervertir. Pour ce qui est des flux au niveau informationnel, affectif et instinctif, souvent retrouvés dans les séances de consultation, l’individu à qui l’on adresse la demande se voit positionné dans le rôle du conteneur et du catalyseur.

Il devient la personne qui, dans une circonstance d’embrouillement représentatif et émotif, aura la possibilité d’aider le système à retrouver sa forme et ses mouvements et d’en contenir les débordements possibles ou encore même réels.

Les objectifs de la profession

rôle d'un consultant - devenir un consultant

Les deux individus, soit le consultant et le client, ont comme préalable intention d’atteindre les objectifs du client, ainsi que de bien comprendre la manière dont ils doivent procéder pour y arriver. L’objectif de cette procédure de consultation est d’implanter, conserver et arranger plutôt rapidement les dispositions qui encourageront le déroulement d’une dynamique de projection et d’exécution, principalement lorsque cette dernière se retrouve temporairement contrariée ou affaiblie dans le système client.

Le consultant est celui qui initie et/ou catalyse le changement qui amorcera la modification d’un système client en un système actif et créateur de changement. Créateur, puisque l’indépendance est nécessaire au système demandeur afin qu’il ait la possibilité de régler ses propres problèmes par la suite. Le consultant est là pour accompagner en cas de crise.

Commençant d’abord par un obstacle au niveau de la représentation, de la non-compréhensibilité ou d’une posture sans issue pour le client, son aide mène vers une nouvelle compréhension des choses, une déprise quant aux représentations, en principe, placements, etc., dans l’optique de faire ressortir une solution qui ranime un procédé permettant de se propulser dans l’avenir, de s’embarquer et de prendre action.

Le recentrage réside également pour le consultant dans le fait de répondre au questionnement suivant : est-ce que je veux m’impliquer ou pas ? Aussitôt que la résolution de démarrer le processus est prise, le consultant se voit confronté au sentiment d’idéalisme de Watzlawick ou au désir d’assumer le rôle de gourou qui « draine des énergies bienfaisantes transférentielles et financières ».

Sa position sera essentielle pour la mise au point du procédé. Adopter un ton adéquat empêche, comme en musique, de faire une fausse note, sachant qu’il n’est pas idéal d’avancer à un rythme trop rapide ou trop lent.

Les croyances de base

Le rôle de consultation réside dans le fait de maitriser et de supporter le passage de la répétition, de la conservation de l’homéostasie, à l’altération et à l’inventivité (selon la définition de Donal Winnicott) de jeu avec la réalité. Tout cela se base sur la conviction que, en toutes circonstances et partout à travers le monde, toute personne a la possibilité d’être active, actrice, actant, et responsable de ses gestes, tout en endossant les répercussions possibles pour soi, les individus autour et les groupements associés.

La conviction n’empêche pas d’évaluer la convenance, la possibilité et l’exécution de tout agissement. Dans la circonstance où un consultant se juge incapable de sentir les énergies de liaison ni de distribuer le poids des placements, il aura certainement de la difficulté à garder sa position.

Les prérequis

rôle d'un consultant - être un consultant

Le minimum que l’on puisse attendre du consultant indépendant est de posséder une bonne maîtrise de la méthodologie qu’il s’apprête à employer, de l’exécuter avec précision et de communiquer clairement. Toutefois, se contenter des aspects théoriques et méthodologiques comporte un risque, celui de ne pas réussir à estimer efficacement les conséquences des relations qui se créent entre les associés, des flux émotifs qui s’en dégagent et qui sont inclus dans le procédé.

En somme, cela consiste à maintenir un assortiment méthodologique/relationnel qui réussit à donner un mouvement vers la direction désirée et à réguler la dynamique relationnelle qui l’accompagne. Évidemment, il faut aussi examiner de façon régulière si ces deux facettes continuent à être cohérentes l’une avec l’autre, malgré l’état de tension de celles-ci.

Cette façon de faire sous-entend qu’il faut déceler quelques contre-indications à son métier de consultant et de s’assurer de l’obtention de talents et d’aptitudes précises. Il y a également chez les consultants de nombreux types de personnalités, de nombreux genres de profils ; il n’y a pas de profil idéal auquel les consultants doivent se conformer, mais, dans l’optique de ne pas mélanger consultant et imposteur, certains talents sont nécessaires et certaines contre-indications semblent inacceptables.

Les capacités souhaitables

La capacité de deuil

De quelle façon a-t-on procédé pour faire le deuil des règles et des modèles, les siennes et celles catégorisées comme étant bonnes dans certaines circonstances, dans l’optique de démarrer une nouvelle situation ?

La capacité de vide

Un deuxième aspect primordial est la capacité à créer du vide dans sa vie afin de mieux s’organiser avec les nombreux flux en circulation, que ce soient les siens ou ceux des autres individus. « Créer du vide » donne la possibilité d’accroître ses capacités d’écoute transversale, de sensibilité aux flux.

Capacité à surpasser la peur

Souvent, pendant les séances de consultation, des flux de peurs sont captés. Sera-t-on assez fort pour passer à travers cette situation ? Aura-t-on l’information nécessaire pour y arriver ? Les décisions prises lors de cette rencontre seront-elles adéquates ? Aura-t-on assez pensé aux répercussions possibles de nos actions dans l’avenir ?

La réputation du consultant risque-t-elle de s’améliorer ? Le narcissisme du consultant et/ou du client risque-t-il de perdurer ? Demandera-t-on à parler au consultant ? À chaque consultation, un aspect de la perception de soi du consultant est remis en question ; c’est un défaut au niveau de l’identité que les consultants doivent repenser et associer à leur profession pour paraitre responsable et capable.

Le rôle d’un consultant est donc de rendre une situation dans une entreprise meilleure que celle dans laquelle elle était avant qu’il ne soit impliqué. Ceci veut dire que le consultant doit être capable de faire table rase du passé de l’entreprise pour reconstruire sur des bases saines par exemple.

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