Quel est l’avenir du coaching professionnel et du coaching en général en France ?

Le métier de coach est à la mode, tous les marqueurs, tous les chiffres, tous les experts sont d’accord, le coaching professionnel est devenu un incontournable, devenir coach est le rêve d’énormément de monde, et chaque école de coaching croule sous les demandes. Mais ce fort engouement ne risque-t-il pas d’aboutir à l’engorgement de la profession ?

Coaching professionnel : le phénomène de société

du coaching professionnel - coach définition

Le mot en lui-même, dans l’interprétation qui intéresse cet article, est né dans les années 60, puis en Europe et notamment en France, dans les années 90. Il s’agit d’un processus, mené par un « entraineur », que l’on nomme alors coach, servant à aider la personne demandeuse, le client, à réussir un objectif particulier, ou à s’améliorer dans un domaine précis.

Le coaching revêt une multitude de formes, il peut s’agir de coaching en entreprise, de coaching de vie, de coaching d’équipe, de coaching individuel… bref tous les domaines de la vie professionnelle et de la vie privée sont représentés.

Le fait qu’il ne faille pas nécessairement de diplôme particulier, ou même de formation pour s’improviser coach et ouvrir une entreprise en relation, ont cependant mené à certains problèmes. Les coachs sont nombreux, très nombreux. Relationnel, gestion du stress, supervision de carrière, ou conseil en image, tous ont trouvé un crédo, mais l’effet pervers de cette incroyable réussite, c’est que des coachs, il commence à y en avoir trop.

Trop de coachs

Pas une ville, pas un village qui ne possède aujourd’hui de coach(s) attitré(s). Et il ne faut pas jeter la pierre à ceux qui se lancent dans ce type d’entreprise tant les promesses sont intéressantes. Enseigner son savoir, ou transmettre sa motivation, sans vraiment avoir de diplôme, et en toute liberté, tout en générant des revenus suffisants pour vivre, cela a de quoi faire rêver. Et nombre de reconversions aboutissent au coaching. Pour clarifier ces propos, il y aura bientôt trop de coachs, le marché est en train d’être saturé.

Même si chacun y va de sa spécialisation, il est difficile de dire encore aujourd’hui que le coaching fait partie des métiers d’avenir. Ou du moins, pas dans la forme qu’il a aujourd’hui, celle dans laquelle tout un chacun peut se prétendre coach et exercer cette activité sans qu’il y ait de superviseur.

Aujourd’hui, la société a le recul nécessaire, pour pouvoir dire qu’il existe, comme dans bien d’autres fonctions, des bons coachs et des fumistes. L’intelligence collective a conscience des dérives de ce métier.

Coaching professionnel : trop de dérives

Car à multiplier le nombre de pratiquants, il y a forcément un moment où, sur la masse, il y a du moins bon. Il ne faut pas tourner autour du pot plus longtemps, le monde du coaching a sa part de charlatans, voire pire que ça.

Le coaching, surtout quand il est tourné vers le développement personnel, l’estime de soi, ou l’accomplissement personnel peut être le nid de dérives sectaires. Cela est un fait et cela s’est déjà vu.

Et c’est finalement assez facilement compréhensible, puisque la personne qui va être là pour vous remonter le moral, vous apprendre à mieux vivre ou à vaincre certaines de vos phobies, va facilement pouvoir vous enrôler. Attention, il n’est absolument pas question ici d’opérer une quelconque sorte de généralisation et de dire que le coaching mène aux mouvements sectaires, non pas du tout. Mais ceci est une dérive liée au nombre gigantesque de structures de coaching.

Mais de la place pour les bonsdéfinition du coaching en entreprise

Reste-t-il de la place pour les gens compétents ? Oui tout à fait ! Le secteur est surchargé, c’est un fait, mais il ne faut pas oublier, qu’il est aussi particulièrement à la mode et que le nombre de personnes profitant de la manne est une résultante de cet effet de mode. Que se passera-t-il quand cela sera un peu retombé ? Et bien il y aura beaucoup moins de coach sur le marché.

Ce nombre impressionnant de coach pousse ceux en activité à casser les prix, tout le monde ou presque est maintenant en mesure de s’offrir un coach, et cela ne fait que renforcer la popularité du phénomène.

Même actuellement il est plus que possible de devenir coach, mais en créant une différence ! Suivre des cours dans une école ou via une formation en ligne, choisir ce métier par passion et non appât du gain, comprendre la problématique de ses clients, savoir écouter et accompagner ses élèves, voilà quelques notions qui devraient être la priorité des coachs.

Un coach qui répondrait, honnêtement, à tous ces pré requis, et qui aurait les moyens humains de se forger une place sur le marché, aurait alors toutes les cartes en mains pour réussir et marquer un réel fossé entre lui et ceux qui sont là juste tant que la mode perdure.

Des coachs qui réussissent il y en a, et souvent ce ne sera pas ceux dont vous aurez vu la très jolie publicité, ou le magnifique site internet. Non, souvent ce sera celui qui vous aura été chaudement recommandé par l’une de vos connaissances.

Il y a de l’avenir pour les bons coachs, peut-être moins pour le coaching, tel qu’il est connu en ce moment. Les vrais passionnés, savent trouver les moyens de se différencier et de continuer à exister, comme il est par exemple possible de le voir dans le coaching à distance, par exemple. Le coaching est un réel besoin, actuellement, dans notre société tourmentée, et des personnes sérieuses sont là pour répondre à ce besoin, il suffit bien souvent d’être capable de trier le bon grain de l’ivraie.

Pour conclure, oui il y a de l’avenir dans le monde du coaching professionnel, à condition de vouloir devenir coach et non pas de vouloir monter un business bancal dans le domaine du coaching, car actuellement ce sont bien deux choses totalement différentes. Devenir un bon coach est un travail, et s’il est mené à son terme, il y a peu de chances que la réussite ne soit pas au rendez-vous.

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