Quel statut juridique choisir pour être consultant et ne plus perdre d’argent ?

Le freelance, les travailleurs indépendants, créer son entreprise, toutes ses notions font plus ou moins rêver, devenir son propre patron est devenu au fil des années une sorte de but à atteindre pour pas mal de monde. Mais la question du statut juridique se pose très vite ! Et ce n’est pas si simple, alors quel régime social faut-il adopter pour être consultant ?

Être consultant : plusieurs solutionsetre consultant - comment devenir consultant qualité

Devenir consultant impose de commencer par le choix du statut, car de ce choix dépendront, en simplifiant, deux choses, le montant que vous pourrez déclarer, et le taux d’imposition. Chacune des formes de statut freelance sera adaptée à un cas, mais pas forcément à celui du voisin, il est donc important de prendre le temps d’étudier celui qui pourrait le mieux convenir à votre situation.

Auto entrepreneur, entreprise individuelle, régime de l’impôt sur le revenu, portage salarial, les solutions ne manquent pas, il est donc particulièrement utile de savoir quelles cotisations sociales et quel impôt vous paieriez dans chacune de ces structures.

Le consultant, est généralement une personne qui va se déplacer dans une entreprise, afin d’y prodiguer des missions de conseil, ou bien pour y réaliser une tâche spécifique, à son compte. C’est à dire que le consultant va facturer, lui-même, et sans intermédiaire, la société dans laquelle il dispense son conseil. C’est donc une personne extérieure à l’entreprise, qui va venir apporter son expertise sur un point précis et durant une période donnée.

Le consultant représente une solution intéressante pour aider une entreprise à régler un problème précis, ou pour répondre à une question ponctuelle et inhabituelle. La très grande variété des métiers qu’englobe cette définition, fait que chaque statut pourra intéresser une sorte de consultant.

Être consultant avec l’auto entreprise

L’auto entreprise, c’est la forme juridique de l’auto entrepreneur. C’est un statut assez récent qui est particulièrement en vogue. Il faut dire qu’il présente beaucoup d’avantages, même s’il est assez fortement borné par quelques contraintes.

Vos cotisations et votre impôt seront calculés en fonction de votre chiffre d’affaires réel, et ce, de manière trimestrielle. Cela implique que vous ne payez que ce que vous devez, et surtout plusieurs fois l’an, ce qui limite les trop fortes sorties d’argent. Mais là où il faut parler de contraintes, c’est vis-à-vis justement de ce chiffre d’affaires. Il ne pourra pas dépasser un certain montant si vous souhaitez conserver ce statut juridique.

Autre contrainte, l’auto entrepreneur est en fait le chef d’entreprise d’une entreprise individuelle, de fait, il est donc responsable. Son patrimoine personnel est confondu avec le patrimoine de son entreprise. Cela représente donc des risques si un certain investissement est nécessaire au début de l’activité.

Cependant, si votre chiffre d’affaires reste en deçà du montant maximum, et si votre activité ne vous impose pas d’investissement, alors le statut d’auto entrepreneur est tout indiqué, surtout pour débuter votre consulting.

Le régime de l’impôt sur le revenuetre consultant - travailler comme consultant

Dans ce régime, le consultant est aussi une entreprise individuelle, comme les auto entrepreneurs, mais c’est au niveau des prélèvements que cela change. En effet, dans le régime de l’impôt sur le revenu, les cotisations sociales, et l’impôt sur le revenu sont calculés sur les bénéfices qui seront réalisés annuellement. Les sommes qu’il faudra prévoir de verser à l’administration fiscale seront donc plus importantes.

Autre différence avec l’auto entrepreneur, il existe un forfait fiscal, que vous serrez dans l’obligation de verser, même si vos revenus sont encore faibles. Là où ce statut est intéressant, par contre, c’est que comme le consultant sous ce régime est soumis à la TVA, il peut la récupérer. Dans le cadre de ses investissements il pourra donc la déduire.

Ce régime est donc intéressant si vous avez à peu près les besoins d’un auto entrepreneur, mais que vous avez d’importants investissements à réaliser.

Être consultant avec le portage salarial

Ici, justement, il ne s’agit pas d’un statut à proprement parler, mais plutôt d’une alternative aux statuts existant.

Ce système est relativement simple, vous êtes le salarié d’une société de portage. Celle-ci va s’occuper de tout ce qui est administratif, et vous de votre côté, vous n’aurez qu’à vous rendre chez le client. A la fin du mois, vous percevez les sommes facturées, amputées d’un certain montant, qui correspond aux frais de services qu’offre la société de portage salariale.

Dans cette configuration, vous restez votre propre patron (tant que vous répondez aux impératifs de la société de portage), tout en vous épargnant la plupart des démarches et des actes administratifs. Le consultant est bien un salarié, au sens juridique du terme, mais il reste tout à fait libre de prospecter sa future clientèle, de travailler comme il l’entend.

Vous êtes donc une sorte de chef d’entreprise qui ne possède pas d’entreprise ! Et qui n’a donc pas tous les inconvénients qui en découlent, mais qui peut tout de même mener sa petite affaire comme il en a envie.

Il existe tant de consultants et de domaines d’expertise, que les statuts présentés ici ne peuvent être exhaustifs. Il est bien évident qu’un statut d’auto entrepreneur, ou une micro entreprise, ne conviendra peut-être pas au consultant qui réalise des conférences coutant 100 000€… Mais pour débuter, c’est certainement l’un de ces statuts qu’il faudra choisir.

Néanmoins légalement, il n’existe pas de statut juridique qui soit réservé au consulting, par exemple il est tout à fait envisageable, et parfois même dans certains cas, obligatoire, d’exercer une activité de consultant indépendant sous forme d’une SARL par exemple. Car finalement, vous facturez un service, mais le reste de l’entreprise, peut être très commun. Ceci est un exemple, bien entendu, et dans les faits c’est assez rare, mais les constitutions d’entreprise sont si complexes que virtuellement, n’importe quel statut peut héberger n’importe qu’elle activité.

Pour conclure, il faut dire que le consultant devra une part importante au statut qu’il aura choisi. Au début de l’activité, il faudra être raisonnable, et choisir le statut qui sera le moins onéreux pour votre activité. Être consultant est une activité qui peut s’avérer rentable et plaisante, à la condition qu’elle ne soit pas gâchée par ce choix initial.

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